Publicado: 10 julio 2021 a las 12:03 am
Categorías: Noticias Europa
UNESCO/Juillet 10, 2021/By: https://fr.unesco.org/
Selon deux nouvelles études menées par l’UNESCO et son Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM), les enfants les plus défavorisés risquent davantage de se voir refuser la possibilité de prendre un bon départ dans leur éducation.
Le rapport de l’UNESCO, Dès le départ : construire des sociétés inclusives à travers une éducation inclusive de la petite enfance, rappelle aux pays leur engagement, pris dans le cadre du quatrième Objectif de développement durable (ODD) des Nations unies. Relatif à l’éducation, cet ODD exhorte faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès à des activités de développement et de soins de la petite enfance et à une éducation préscolaire de qualité qui les préparent à suivre un enseignement primaire. Ce rapport est publié en amont de la nouvelle Stratégie du partenariat mondial pour la petite enfance qui sera présentée en septembre. Coordonné par l’UNESCO, ce partenariat réunira plus de 40 organisations actives dans le domaine de l’éducation et de la protection de la petite enfance (EPPE) afin d’aider les gouvernements à fournir des services d’EPPE efficaces et à relever les nouveaux défis liés à la pandémie de COVID-19.
Ce rapport de l’UNESCO montre qu’en dépit des progrès accomplis, on estime que deux enfants sur cinq, principalement dans les pays à revenu faible et intermédiaire inférieur, ne sont toujours pas inscrits à l’école pré-primaire et qu’à l’heure actuelle, seuls 28 % des pays dans le monde ont rendu l’enseignement pré-primaire obligatoire – ce pourcentage allant de zéro dans les États arabes à 55 % en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Garantir un accès universel à l’éducation dès la petite enfance est le fondement de l’inclusion comme élément du parcours d’apprentissage tout au long de la vie, et un élément primordial d’une vie digne. Ne pas bénéficier d’une éducation dès la petite enfance peut enfermer les enfants dans le dénuement et la marginalisation. De nombreux avantages pour les enfants bénéficiant d’une éducation de la petite enfance de qualité sont transmis d’une génération à l’autre avec des impacts positifs sur la société dans son ensemble. Pourtant, trop de jeunes enfants en sont privés. Si nous voulons qu’ils atteignent leur plein potentiel, nous devons bien faire les choses dès le départ.
Intitulé Éducation et protection de la petite enfance inclusives : passer des engagements à l’action !, le second rapport de l’UNESCO a été produit en partenariat avec le réseau Open Society Foundations et appelle à un engagement mondial renouvelé pour l’inclusion dans la petite enfance, avec des recommandations clés fondées sur des politiques et des pratiques positives, prometteuses et innovantes au niveau national et régional dans le monde entier. Il s’agit notamment d’une réforme de l’éducation de la petite enfance inclusive en Géorgie, d’un programme scolaire inclusif en Nouvelle-Zélande, d’un système de gestion des données inclusif au Zimbabwe et d’un modèle de formation pratique de l’EPPE inclusif pour les enseignants au Vietnam.
L’UNESCO et la stratégie de partenariat mondial pour la petite enfance exhortent les gouvernements à garantir au moins une année d’enseignement pré-primaire obligatoire. Tous les enfants doivent pouvoir accéder à un niveau minimum de services, quelque soit leur statut socio-économique, leur origine ethnique, leur langue, leur handicap ou leur éloignement. Pourtant, les rapports de l’UNESCO montrent que de grandes disparités existent entre les enfants les plus riches et les plus pauvre dans l’accès à l’éducation pré-primaire, atteignant plus de 60% d’écart dans certains pays à revenu faible ou intermédiaire comme le Bénin, le Cameroun et le Mali.
Les enfants les plus pauvres sont confrontés à des obstacles supplémentaires en termes d’accès. Plus de la moitié des enfants roms en Europe n’a toujours pas accès à l’enseignement pré-primaire.
On accorde trop peu d’attention à la nécessité de garantir des normes de qualité élevées dans les établissements préscolaires pour les enfants les plus vulnérables. Les enfants ont besoin d’écoles sûres, avec un accès à l’hygiène de base et des enseignants formés pour s’occuper d’eux et leur apporter un soutien adapté afin qu’ils puissent s’épanouir. Nous devons de toute urgence investir davantage dans l’éducation de la petite enfance, faute de quoi nous perdrons l’occasion unique de combattre les inégalités dont ils souffrent.
Au Malawi, par exemple, une étude portant sur les professionnels de la petite enfance a révélé que la plupart d’entre eux étaient des femmes bénévoles et que seule une sur trois avait des qualifications adéquates. L’enseignement pré-primaire est également essentiel pour identifier les élèves ayant des besoins éducatifs particuliers et mettre en place des interventions correctives. Pourtant, de tels mécanismes de dépistage sont rares. La réalité que vivent certains enfants marginalisés, en particulier ceux qui souffrent d’un handicap, n’est que peu ou pas documentée.
Les deux études appuient les objectifs fondamentaux de la nouvelle stratégie de partenariat mondial de la manière suivante :
Les pays doivent s’attaquer aux barrières à l’inclusion, telles que les lois et politiques inefficaces ou incohérentes, le manque de préparation des enseignants, les programmes scolaires non-inclusifs, l’absence de données sur les personnes exclues de l’éducation, le manque de volonté politique et les financements non ciblés. Les problématiques liées à l’inclusion dans l’éducation et la protection de la petite enfance doivent être abordées par le biais de politiques intersectorielles qui prennent en compte la diversité des apprenants, y compris les enfants réfugiés et demandeurs d’asile.
Consultez les rapports complets ici.
Relations avec les médias :
Socurce: https://fr.unesco.org/news/lunesco-appelle-gouvernements-rendre-leducation-petite-enfance-obligatoire-0
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